Salut,

 Je ne regarde quasi jamais le JT, et c'est la guerre en Géorgie, et c'est les JO en Chine,

Ce n'était pas hier soir mais avant hier,

Mais on s'en fout,

L'important n'est pas là.

Le JT, symbole de cette subjectivité légitime qui sous couvert d'objectivité et d'impartialité, nous impose son point de vue.

Je m'explique : un quart d'heure de JO, de jolis sportifs dans un joli stade, d'une belle bulle d'insouciance, un monde parfait,

et puis, toujours sur le même ton, le présentateur nous enchaine les tornades, les attentats, les guerres,

Vous ne trouver pas ça révoltant !

Que la primauté soit donnée à des gars qui tournent en rond dans un stade;

Alors que ce stade est construit sur -et avec- la misère, dans un pays -parmi tant d'autres- qui écrase son peuple;

Alors que ces mêmes hommes et femmes doivent fermer leurs gueules au nom d'un sacro-saint principe apolitique que bafouent chaque jours les sponsors, le pays organisateur, les pays participants, le comité olympique, bref tout le monde excepté  justement  les premiers concernés -les sportifs;

Alors que ces jeux sont une guerre commerciale, diplomatique, mais il parait que ça ce n'est pas de la politique -dans notre beau monde du capital libre la politique ce n'est que ce dont on ne veut même pas entendre parler, que c'est juste ce qui pourrait entraver cette fluidité de l'argent, juste des conneries de luttes sociales has-been, de défenses des sans-défenses,  de liberté fondamentale, de bonheur de l'Homme, de tous les hommes, des conneries d'utopies dépassées;

Alors que au même moment des enjeux stratégiques, des luttes de pouvoir font la guerre à des peuples, que s'entretuent des gens comme des marionnettes manipulés par quelque fous avides de cadavres sur lesquels assoir leurs gloires, que sous le prête nom de liberté des peuples quelques imbéciles ne pensent qu'à leur pauvre liberté d'écrabouiller ces peuples, que les élites oublient qu'elle ne sont que des représentants élus et jouent une partie d'échec où nous ne sommes que les pions;

Que l'argent, ce veau d'or venimeux, cette idole frelatée domine le monde et l'hypnotise dans une danse meurtrière autour de lui-même,

Que des inconscients nourrissent ce totem de misère et de pauvreté,

Que pour des comptes en banque on fait couler le sang sans compter,

Que des multitudes hurlent dans cette indifférence,

Que des grimace d'horreur se figent tandis que des journalistes s'extasient au nombre des médailles chauvines;

Alors bien profond l'esprit olympique.